1. Introduction.

Les sujets de Sa Très Gracieuse Majesté devront se rendre aux urnes le 23 juin pour décider de quitter ou de rester dans l'union européenne. A défaut de pouvoir confronter les idées que le temps ne permet plus, les deux camps s'affrontent à coup d'arguments péremptoires. Tout le monde aura bien compris que l'enjeu de ce référendum va bien au-delà de l'avenir seul du Royaume-Uni dans l'union européenne.

Face aux déclarations des uns et des autres, les autorités européennes se veulent optimistes mais se gardent bien de tout commentaire qui pourrait retourner l'opinion publique. Les marchés, quant à eux, sont à la baisse face à des sondages indécis. Nous reviendrons plus en détail sur chacun de ces points.


2. Opinions

Les sorties du premier ministre britannique, David Cameron, ont été nombreuses ces derniers temps. Il a exhorté ses concitoyens à voter en faveur d'un maintien du Royaume-Uni dans l'union européenne en insistant sur les conséquences d'un Brexit.

Selon le premier ministre, une sortie de l'union aura l'effet "d'une bombe sur l'économie britannique"...."Nous aurons une décennie d'incertitude.... qui pompera l'énergie du gouvernement et du pays", en référence aux négociations que leur Royaume-uni devra entamer avec l'union européenne en cas de Brexit. D'après les défenseurs du statu quo, une sortie de l'union devrait faire grimper l'inflation, le chômage et amputer chaque foyer de 4300 livres de revenu annuel.




Le premier ministre a même évoqué des risques de guerre : " chaque fois que nous tournons le dos à l'Europe, tôt ou tard nous le regrettons". Ce à quoi, Boris Johnson, favorable à un Brexit, a répliqué que la volonté de l'UE était d'asservir l'Europe à des intérêts non démocratiques, qu'en définitive ses ambitions ne sont pas différents de celle d'Hitler.

Du côté de l’Union européenne, La crainte est avant tout qu'un Brexit crée un précédent qui amènera à terme la dislocation de l'union européenne par effet domino, c'est aussi ce qui inquiète les marchés financiers; les cambistes évoquent une dévaluation de la livre de 20 % à court terme, conséquence des doutes sur la croissance en Grande Bretagne.


3. Sondages.

Les sondages sont très serrés et divergent quelque peu selon les instituts de sondage.
L'institut Yougov donnait les pro-Brexit en tête avec 43 % des intentions de vote contre 42 % pour le camp des "Remain" avec 11 % d'indécis et 4 % pour l'abstention.
D'après un sondage Opinium, 44 % des électeurs seraient pour le maintien de leur pays dans l'EU, contre 42 % pour le Brexit, 13 % se déclare indécis.

Sur l'ensemble des sondages, les pro-Brexit l'emporteraient avec une très légère avance, voir l'infographie ci-jointe, mais ce qui inquiète avant tout les tenants du "non" est la progression des intentions de vote en faveur d'une sortie du Royaume-uni de l'UE.




4. Trading.


La livre perdait encore du terrain face au dolar US ce lundi matin mais est remonté en fin d'après-midi. La position des intervenants sur le marché des devises est à la baisse sur la devise selon les chiffres de la Commodity Futures Trading Commission: les paris à la baisse ont augmenté à près de 6 miliards de dollars mais en l'état, les variations de la livre face à l'EUR et au dollar américain restent limitées.

L'indice britannique de la bourse de Londres, le FTSE 100 perd 1,16% ce lundi à 6,044 points.
Notons encore que Dukascopy réduira le levier sur la livre à 1:30 mais également sur le CFD, GBR.IDX à 1:10 à partir du 22 juin 18:00 GMT. Cette réduction sera levée le dimanche 26 juin 2016 pour autant que les conditions de marché le permettent, voyez à cet effet la nouvelle sur la page d'accueil du site, en bas à droite:

https://www.dukascopy.com/swiss/french/home/


Passons à présent à l'analyse graphique des paires GBP/USD et EUR/GBP

- GBP/USD

Le cours évolue depuis six mois entre deux bornes à approximativement 1,4680/1,4050 avec un plus bas à 1,3830. Ce plus bas sera très certainement enfoncé en cas de Brexit, dans le cas contraire, le cours repartira à la hausse en direction, dans un pemier temps, de la borne haute du canal baissier, vers 1,46.




-EUR/GBP

De la même manière, la borne haute du canal baissier sera dépassée en cas de Brexit, autrement, le cours pourrait aller chercher la borne basse du canal baissier secondaire, en trait pointillé dans le graphique. Notons par ailleurs la divergence entre les prix et le RSI 14 qui devrait naître au conatct de la borne haute.



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